SCÈNE VII Les mêmes, VINCENT, puis ROSIER
VINCENT
Bonjour , mademoiselle Clarisse. On a encore apporté du papier timbré pour vous. -
CLARISSE Donnez.
VINCENT Le voici. Je ne me trompe pas.... c'est que j'en ai reçu pour d'autres locataires.... c'est bien le vôtre. Et puis M. Lecoq est venu ; il a dit qu'il aurait obligé madame très volontiers.
CLARISSE
Obligé ! Son argent me coûte plus cher que le papier timbré !
ROSIER
Mademoiselle Clarisse, j'ai l'honneur de vous saluer.
02 l'enfant prodigue
CLARISSE
Bonjour, monsieur Rosier. Mon petit mari se porte bien ?
ROSIER De qui parlez-vous ?
De votre fils ; vous savez bien qu'il m'a demandée en mariage.
ROSIER
Cette proposition date de loin, de très loin.
CLARISSE
Il m'épouserait bien encore, si je voulais.
ROSIER
N'y comptez pas, mademoiselle. Il y a un proverbe chinois qui dit : Quand un autre a mangé le fruit, ne ramasse pas le noyau.
CLARISSE
Ça, un proverbe chinois ? C'est une pensée de la Vie parisienne.