ACTE PREMIER
LOUIS Pourquoi?... Quand je voudrai j'aurai mieux.
RICHARD
Bien sur,., je ne dis pas le contraire, mais je maintiens que, pour son temps, elle a été remailuable.Elie fait encore du cent à l'heure ,mon bon, omme du pain.
LOUIS
Avec un moteur qui cale à la cloche... oui.
UGNIÈRES
Tu sais que les Knapp en font une avec un démarrage à mourir de joie.
LOUIS
Non?
LIGMÈRES
Comme je te dis.
RICHARD, versint des liqum'S.
Chartreuse?... curaçao, bière?
LOUIS
Verse-moi un peu de sherry.
RICHARD
Y en a pas...
LOUIS
Quelle boîte chez toi!... Pas de sherry... Tu ne pourrais pas dire à ta mère de s'occuper un peu plus de sa cave?
RICHARD
Ohl si tu crois que maman a le temps de s'oc-
i9S MAMAN COLIBRI
cuper de la maison ! Elle ne s'occupe même pas des dîners.
LOUIS
Alors, qui s'en occupe?... Ce n'est pas ton père, je suppose, qui téléphone du bureau de faire un poulet Marengo à déjeuner.
RICHARD
Et le cuisinier donc !... Il est là pour ça. Et puis moi; moi, j'ai l'œil sur la maison, parfaitement, entre deux affaires de Bourse... et il faut que ça marche sec!... C'est moi qui flanque les domestiques dehors.
LOUIS
Alors, quand tu vas être marié, que deviendrat-on chez toi?
RICHARD
D'abord, rien n'est encore fait, 'et puis il y aura Paulot qu'on dressera à avoir l'œil, pas Paulot?
(Il désigne son frère, qui ne dit rien^ dans le fond... Dix-huit ans^ doux, blond, et le regard tris bleu.)
LIGNIÊRES
Pour l'instant, il a l'œil sur les bonnes, Paulot... Je l'ai aperçu hier qui pelotait Louisa dans l'antichambre.
PAULOT
Oh 1 ce n'est pas vrai 1
LIGNIÊRES
Ce n'est pas vrai?... Répète-le pour voir, morveux?