‹ Théâtre completChapitre 128 sur 225 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Maman ?

(Richard remonte au fond et va parler à la vieille marquise de Saint-Puy et Lignièreê.)

MADAME CHADEAUX, bat.

Quand tu voudras partir...

MADELEINE

Non, j'ai encore à causer.

MADAME CHADEAUX

Il te plaît?

MADELEINE

Je ne sais pas.

MADAME CHADEAUX

Il n'est pas inconvenant avec toi, au moins?...

MADELEINE

Ohl maman...

MADAME CHADEAUX

Sait-on I Ils sont tellement hurluberlus dans cette famille... Cette mère...

MADELEINE, bas.

La voilà.

IRÈNE

Comme elle est jolie, votre Madeleine... Et l'air si bon, si droit...

LOUIS

Et si gai 1

MADAME CHADEAUX

C'est une enfant.

LOUIS

Ohl quelle mauvaise raison? Ainsi, moi, depuis l'âge de dix-sept ans, je suis mélancolique, sombre, taciturne...

IRÈKE, riant.

Ne désespérez pas, jeune homme, la jeunesse

vient avec l'âge !... {Gaminement à la marquise de

Saijit-Puy qui s'approche.) N'e«t-ce pas, marquise?

LA MARQUISE

Je n'ai pas entendu... Je suis un peu distraite, vous le savez.

LIGNIÈRES

Je crois bien ! elle est sourde comme un pot.

IRÈNE

Je demandais à quelle œuvre nouvelle vous vous intéressez en ce moment? Car madame de Saint-Puy est celle qui a ouvert les portes de son hôtel seigneurial, à 50 centimes, au bénéfice des blessés des Balkans. Elle est la charité intrépide. {Elevant la voix.) Dites-nous à quelle œuvre vous apportez vos soins.

LA MARQUISE

J'ouvre une souscription mondaine pour le buste de Camoëns.

LOUIS

Ah I excellente idée !

LIGNIÈRES

Le besoin s'en faisait sentir depuis quelques années.

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