ACTE QUATRIÈME
aujourd'hui, est indépendant de celui de mon père. Et je vais agir de mon mieux... {Tout à coup.) Mais entre nous, avoue tout de même — j'ai besoin de cette satisfaction — avoue, maman, qu'elle a du bon, la famille?
IRÈNE, les yexiz baissés.
Oui.
RICHARD, triomphalement.
r Hein, les fils criminels, les ennemis?... Tu y retournes tout de même!... Les luttes de l'amour et de la famille. Quelles balivernes! Tu te rappelles?
IRÈNE, sans quon puisse lire une impression quelconque sur son çisage.
Tout... je me rappelle tout.
RICHARD, comme s'il voulait la faire parler. Quels regrets tu as dû subir!...
IRÈNE, les yeux impénétrablement baissés. Oui.
RICHARD, s'a/iimanf en parlant.
Je vois ta vie, là-bas!... Et le revirement quand les écailles te sont, peu à peu, tombées des yeux!
Oui, oui...
RICHARD, insistant comme avec rage.
Comme tu dois être punie, pauvre mère, par le remords!... Et cet être! quelle nausée de lui
tu dois éprouver, maintenant que tu vois clair!... Dis-le, hein?
IRÈNE, sons sourciller.
Oui.
RICHARD
Et comme, dans ta déchéance, elle a dû te paraître pure et belle la famille, que tu avais honnie!... C'est tout de même nous qui sommes la vraie vérité de la vie... {Jl pousse un large souvir de satisfaction.) Je te demande pardon de t'avoir fait souffrir cette petite confession, mais j'avais tout de même besoin de t 'entendre rétracter tes paroles d'autrefois qui me sont toujours restées sur le cœur... Ce n'est qu'une petite satisfaction — mais ça soulage I.)?) Maintenant, entrelà, veux-tu?... Je vais entreprendre Madeleine.
(// la fait entrer dans le cabinet de travail, à droite . )
IRÈNE
Je t'attends.