ACTE TROISIEME - SCENE III
LANDERNAU. — Dame, c’est clair... une voix ne se perd pas en deux jours... Mon Dieu! qu’il la perde a la longue, ca pourra arriver... parce — qu’il a quelque chose qui lui fera du tort & mon avis... je le crois trés noceur, ce garcon la. Et tu sais, pour la voix...
PACAREL. — Ah! tu crois que...
LANDERNAU. — Lui!... mais il suffit qu’il apercoive un cotillon .. (Remontant pour s’assurer que personne n’écoute et redescendant ait deuxiéme plan.) Mais tiens, ici... tu n’as rien vu, toi... Eh! bien, i] est une femme autour de qui il tourne,
PACAREL. — Comment, je n’ai rien vu... (A part.) C’est sa femme, parbleu.
LANDERNAU. — Oh! je ne la nommerai pas.
PACAREL. — Non! (A fart.) Ah! le maladroit, i] s’est fait pincer.
LANDERNAU, @ part. — Je ne la nommerai pas, parce que c’est sa femme.
PACAREL, — Je t’assure, Landernau, cela n’est pas.
LANDERNAU. — Tiens, parbleu, il ne te‘1’a pas dit.
PACAREL. — Si, si, au contraire, il me l’a dit... il m’a dit: vous
savez, Pacarel, j’a1 Pair de... Eh bien, pas du tout, ca n’est pas ¢a; je vaus assure qu’il n’y a rien.
LANDERNAU. — Je te crois, tiens!... Ah! et puis, tu sais, moi je veux bien; pour moi, je m’en fiche!
PACAREL. — Ah! tu... c’est une bonne pate...
LANDERNAU. — Mais c’est égal, toi, méfie-toi! PACAREL. —- Pourquo: donc ¢a, mon ami... tu t’en fiches, je fais comme tol.
LANDERNAU. — Ah! bon, alors... (A part.) Il est philosophe. Il gagne la droite.