SCENE XI JOSSAN, LA BAUDIÈRE
LA BAUDIERE, prenant les niains d'André.
Quelle chance, mon bon ami, de vous revoir un peu!... Et de vous féliciter.
De quoi, mon Dieu?...
LA BAUDIÈRE.
De cette merveilleuse transformation... Je ne vous ai, pour ainsi dire, plus aperçu depuis ce temps-là .. Mais je vous suivais de loin, je vous admirais!...
JOSSAN.
Oh! oh!...
LA BAUDIÈRE.
Si! si!... La façon dont vous avez quitté la fête, tout d'un coup, à l'anglaise : « Bonsoir, je vous ai assez vus ! » après les succès de toutes sortes que vous aviez, les femmes... le plaisir...
JOSSAN.
La Baudière! La Baudière!...
LA BAUDIÈRE.
Ce n'est pas avec moi qu'il faut faire le modeste .. Qu'est devenue cette superbe créature qui voulait tout le temps se tuer pour vous?
JOSSAN.
Mais non!... Elle ne voulait pas se tuer pour moi... elle voulait me tuer pour elle.
46 ^A t:iï4TEL,A^NE
LA BAUDIERE.
N'importe!... puis, sans transition, le travail acharné, la vie avec des ouvriers, au milieu des machines, ça indique un rude tempérament!...
quelque chose dans la cervelle!
JOSSAN.
Vous oublie? un détail qui rejid ma conduite moins héroïque ; j'étais complètement déçp.vé.
LA BAUDIÈBP.
Ah ! le fait est que vous en avez perdu, de l'argent! Et gaspillé... Car vous étiez an^si riçh© que votre sœur : soixante ou quatre-vingt mille francs de rente.
Quatre-rvijîigts...
LA ^AUPIÈIiE.
Mon Dieu! Mon Dieu!... Je vous voyais quel-
Juefois, au cercle, tailler des banques g,veç upe éveine noire... Vous ç^vi^? toujours Tair imperturbp,ble et souriant, c'est une justice à vous rendre. Moi, je me promenais autour du ts^pis vert, je m^ntéressais à vous^ étant lié depuis longtemps avec votre famille, et je pensais : « Faut-il qu'un être soit abruti ! » Je vous demande pardon...
JOSSAN.
Ne vous gênez pas.
LA BAUDIÈRE.
(( Pour passer toutqs ses nuits à donner des neufs aux deux tableaux en ayant continuellement baccara! » A ce momentJà, je ne vous le cache pas, j'étais convajuçu que vous finiriez très mal.
JOSSAN.
Et moi donq I