ACTE III, SCENE II
Mais si par d'autres soins * plus dignes de mon âge, Par de profonds respects, par un long esclavage -, Tel que nous le devons au sang de nos Sultans 3, Je puis...
Vous m'en pourrez instruire avec le temps*. 860 Avec le temps aussi vous pourrez me connaître s. Mais quels sont ces transports qu'ils vous ont fait paraître * ?
ACOMAT
Madame, doutez-vous des soupirs enflammés De deux jeunes amants l'un de l'autre charmés ?
ATALIDE
Non ; mais, à dire vrai, ce miracle m'étonne ''. 865
Et dit-on à quel prix Roxane lui pardonne? L'épouse-t-il enfin ' ?
ACOMAT
Madame, je le croi^.
Voici tout ce qui vient d'arriver devant moi'".
Surpris, je l'avouerai, de leur fureur commune, Querellant les amants, l'amour et la fortune*', 870
J'étais de ce palais sorti désespéré.
Déjà, sur un vaisseau dans le port préparé '- ■*
1. Il faut entendre ici par soins des attentions, des égards, comme dans une lettre écrite le 20 mai 1675 par madame de Sévigné : « Mesdames de Lavardin, de la Trochc et de Villars m'accablent de leurs billets et de leurs soins. »
2. Une soumission, une déférence. C'est à peu près avec le même sens que la Hiidogune de Corneille disait (III, m) :
Je brise avec honneur mon ilUislre esclavage.