‹ Théâtre completChapitre 112 sur 592 · ACTE III, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE II

Mais si par d'autres soins * plus dignes de mon âge, Par de profonds respects, par un long esclavage -, Tel que nous le devons au sang de nos Sultans 3, Je puis...

Vous m'en pourrez instruire avec le temps*. 860 Avec le temps aussi vous pourrez me connaître s. Mais quels sont ces transports qu'ils vous ont fait paraître * ?

ACOMAT

Madame, doutez-vous des soupirs enflammés De deux jeunes amants l'un de l'autre charmés ?

ATALIDE

Non ; mais, à dire vrai, ce miracle m'étonne ''. 865

Et dit-on à quel prix Roxane lui pardonne? L'épouse-t-il enfin ' ?

ACOMAT

Madame, je le croi^.

Voici tout ce qui vient d'arriver devant moi'".

Surpris, je l'avouerai, de leur fureur commune, Querellant les amants, l'amour et la fortune*', 870

J'étais de ce palais sorti désespéré.

Déjà, sur un vaisseau dans le port préparé '- ■*

1. Il faut entendre ici par soins des attentions, des égards, comme dans une lettre écrite le 20 mai 1675 par madame de Sévigné : « Mesdames de Lavardin, de la Trochc et de Villars m'accablent de leurs billets et de leurs soins. »

2. Une soumission, une déférence. C'est à peu près avec le même sens que la Hiidogune de Corneille disait (III, m) :

Je brise avec honneur mon ilUislre esclavage.

Page 1