Voir Ph'dre, note du vers
5. PradoD a sou\ent imité l'intrigue de Dajazct. Sa Statira rappelle souvent AtriliJe. Voir particulièrement l'acte IV, scène m.
6. « M. de la Motte a remarqué que Bajazot devait arrêter Atalide en cet endroit, pour lai dire :
yue parlez-ïou?. Madame, et d'époux et d'amant ?
En effet le dialogue en cijt été plus naturel et plus vif, mais on y eût perdu huit beaux vers. » (Luseau de Boisjkrmain.I
7. Tous ces sentiments sont d'une délicatesse exquise, mais absolument dft» placée.
Matîame ! Ah! croyez-vous que, loin de le penser ',
Ma bouche seulement oui pu le prononcer? 980
Mais l'un ni l'autre enfin n'était point nécessaire ^ :
La Sultane a suivi son penchant ordinaire ;
Et soit qu'elle ait d'abord expliqué mon retour
Comme un gage certain qni marquait mon amour,
Soit que le temps trop cher^ la pressât de se rendre, 98o
A peine ai-je parlé, que, sans presque m'entendre,
Ses pleurs précipités ont coupé mes discours '•.
Elle met dans ma main sa fortune, ses jours ;
Et se fiant enfin à ma reconnaissance,
D'un hymen infailliljle ^ a formé l'espérance. 990
Moi-môme, rougissant de sa crédulilé®
Et d'un amour si tendre et si peu mérité,
Dans ma confusion, que Roxime, Madame,
Attribuait encore à l'excès de ma flamme,
Je me trouvais barbare, injuste, criminel. 99'j
Croyez qu'il m'a fallu, dans ce moment cruel,
Pour garder jusqu'au bout un silence perfide,
Rappeler tout l'amour que j'ai pour Atalide?.
1. Le se rapporte à la pensée exprimée dins le vers préoédonl.