‹ Théâtre completChapitre 146 sur 592 · Ln est un peu éloigné d'hymen^ qu'il représente · texte numérisé non relu

Ln est un peu éloigné d'hymen^ qu'il représente

'1. La. toute-puissante Roxane, qui a déclaré avoir besoin d'un peu de solitude, s'irrite contre le téméraire qui ose la troubler. C'est ainsi qu'Assuérus s'écriera dans Esther (II, vu) :

Pans mon ordre on porte ici ses pas ? Quel mottil iiisulcDt vient clieicher le trépas ?

3. V^oici trois vers encore qui prouvent combien Racine s'est, dans cette tragédie, préoccupé de la couleur locale; il y a introduit tout ce qu'il connaissait des usages de la Turquie.

4. 11 L'arrivée df cet Orcan, qu'on ne voit pas, redouble l'intérêt, augmente la terreur, parce qu'on soupçonne qu'il est porteur d'o.dri'S sévères. Cet incident coupe le monologue de Roxane ; la seeonde partie est bien plus vive que la première, parce qu'il survient à Roxane un nouvel embarras. La situation de la Sultane est vraiment théâtrale. » (GEormov.)

5. Ce portrait rapidement exécuté, mais terrible dans sa simplicité , prépare le spectateur au rôle que va jouer Orcan. Tour produire un elVet d'horreur, l'art délicat de Racine se contente d'un vers ; il y a des objets repoussants dont il faut détourner les yeux. En 1610, le goût n'était pas encore arrivé à cette exquise distinction, et, ]iour peiiidi'C l'efl'roi cause par un Maure, qui veut enlever Diane, un éciivain d'un talent remarquable, Honoré d'Urfé, croyait devoir, dans ÏAstrée (I, 188), aeeumuler les détails hideux : u Uieux ! quet

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