‹ Théâtre completChapitre 159 sur 592 · l.a riprueur d'Amurat · texte numérisé non relu

l.a riprueur d'Amurat

7. C'est l'ordre devant lequel les soldats, à eenou\, ont ouvert les portes.

8. .\talidc doit faire sur l'ile-raême un violent eÎTort pour poser cette questioo < une voix à peu près calme.

Voyoz : lisez vons-mOmc Vous connaissez, Madame, et la lelire et le sciu^.

ATALIDE

Du cruel Amurat je reconnais lu main-.

ILlle lit)^

« Avant que Babylone * éprouvât ma puissance, ilS3

Je vous ai fait porter mes ordres ab-JoUis.

Je ne veux point douter de votre oltéiss;iiice,

Et crois que maintenant Rajazct ne vit plus.

Je laisse sous mes lois BahUone asservie*.

Et confirme en partant mon ordre souverain. 1190

Vous, si vous avez soin de votre propre vie.

Ne vous montrez à moi que sa tète à la main'. »

Hé bien ?

ATALIDE, à part.

Cache tes pleurs, tnallieureuse Alalide.

ROXANE

Que vous semble ?

ATALIDE

Il poursuit son dessein parricide'' ; Mais il pense proscrire un prince sans appui: 1195

Il ne sait pas l'amour qui vous parle pour lui,

1. La lettre, c'est ici l'énrilnre. In main, comme auvers 1261, comme d.ins ce vers de M;iiret {le Grand Sohjman, 11, v) :

C'est sa main, c'c-l ?a Icllie.

Le seing, du latin signum. est le sisrne, la marqne qu'une personne imprime à un écrit pour indiquer qu'il éniinc d'elle Assez fréq icmmcnt au x\ii° siècle on trouve ce mot sans g. à la fin des vers. :'i cause de la rime. — u Avec quelle joie cruelle elle turtuiait Atali.le en lui nii>ntrinl l'oidr: d'Auuirat dcmmdanl la tèle de Bajazet ! Comme elle suivait de l'œil t 'Ules ses impressions, tous ses mouvements ! Son regard, comme celui du serpuut, sernblaU la fasciuer pour l'obliger à se trahir. » (Jl. Vedi.l, Xo'ice r.ui' l:a"!i''', p. 67.)

2. Le mot crud est ici bien placé : il préparc et explique l'ordre dont on va entendre la lecture.

3. Deux lettres, lues par .\talide en moins de cinquante vers, c'est beaucoup. Comme celle-ci est un ordre impérial, le poète a cru pouvoir conserver pour elle la majesté de l'nlex ndrin.

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