l.a riprueur d'Amurat
7. C'est l'ordre devant lequel les soldats, à eenou\, ont ouvert les portes.
8. .\talidc doit faire sur l'ile-raême un violent eÎTort pour poser cette questioo < une voix à peu près calme.
Voyoz : lisez vons-mOmc Vous connaissez, Madame, et la lelire et le sciu^.
ATALIDE
Du cruel Amurat je reconnais lu main-.
ILlle lit)^
« Avant que Babylone * éprouvât ma puissance, ilS3
Je vous ai fait porter mes ordres ab-JoUis.
Je ne veux point douter de votre oltéiss;iiice,
Et crois que maintenant Rajazct ne vit plus.
Je laisse sous mes lois BahUone asservie*.
Et confirme en partant mon ordre souverain. 1190
Vous, si vous avez soin de votre propre vie.
Ne vous montrez à moi que sa tète à la main'. »
Hé bien ?
ATALIDE, à part.
Cache tes pleurs, tnallieureuse Alalide.
ROXANE
Que vous semble ?
ATALIDE
Il poursuit son dessein parricide'' ; Mais il pense proscrire un prince sans appui: 1195
Il ne sait pas l'amour qui vous parle pour lui,
1. La lettre, c'est ici l'énrilnre. In main, comme auvers 1261, comme d.ins ce vers de M;iiret {le Grand Sohjman, 11, v) :
C'est sa main, c'c-l ?a Icllie.
Le seing, du latin signum. est le sisrne, la marqne qu'une personne imprime à un écrit pour indiquer qu'il éniinc d'elle Assez fréq icmmcnt au x\ii° siècle on trouve ce mot sans g. à la fin des vers. :'i cause de la rime. — u Avec quelle joie cruelle elle turtuiait Atali.le en lui nii>ntrinl l'oidr: d'Auuirat dcmmdanl la tèle de Bajazet ! Comme elle suivait de l'œil t 'Ules ses impressions, tous ses mouvements ! Son regard, comme celui du serpuut, sernblaU la fasciuer pour l'obliger à se trahir. » (Jl. Vedi.l, Xo'ice r.ui' l:a"!i''', p. 67.)
2. Le mot crud est ici bien placé : il préparc et explique l'ordre dont on va entendre la lecture.
3. Deux lettres, lues par .\talide en moins de cinquante vers, c'est beaucoup. Comme celle-ci est un ordre impérial, le poète a cru pouvoir conserver pour elle la majesté de l'nlex ndrin.