‹ Théâtre completChapitre 233 sur 592 · Var. — « Que je fais prendre à Mithridate · texte numérisé non relu

Var. — « Que je fais prendre à Mithridate

2. Un moderne écrirait peut-être : « une des scènes les plus réussies. » Cette afTrcufe locution eut épouvanté Racine.

3. ItcJoubler, au sens neutre, c'est : augmenter du double. Ainsi, dans Corneille {Cinna, H, i) :

Votre gloire redouble à mépriser l'empire.

4. Racine a raison de dire le plaisir du lecteur; car, pour le spectateur, il demande plutôt du pathétique et de l'intérêt qu'une fidélité scrupuleuse à l'histoire.

0. « Colchis tenus jungere Bosporon, indèper Thraciam, Macedoniam etGraeciam transilire, sicltaliam nec inopinatus invadere tantumcofritavit. » (Flohds, III, v.) C'est dans la Vie de Pompée que Klutarque prête à Mithridate le désir de pénétrer en Italie par le pays des Scythes et par celui des Péonlens. Dion Cassius (XXXVll, xi) raconte que .Mitliridatc voulait mettre à profit le séjour do Pompée en Syrie, pour se rendre vers lo Danube à travers la Scylhie, et de là descendre en Italie.

G. Appien {De la guerre Afil/iridatique, trad. Claude de Seyssel, XIII) nous dit que Mithridate voulait « passer par le pays de Thrace en Macédoine, et de là au pays des Péoniens et d'iceluy par les montagnes entrer en Italie. Et pour mieux confirmer l'alliance avec lesdits Princes de Mcotide, maria aucunes de ses filles aux plus puissants d'entre eux. » Pour l'alliance avec les Gaulois, voir nos notes sur la scène i de l'acte 111.

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