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ACTE I, SCÈNE I

Avait pris, avec toi, le chemin de Nymphée» I 60

Hélas ! ce fut encor dans ce temps odieux - Qu'aux offres des Romains ma mère ouvrit les ycu\^; Ou pour venger sa foi par cet hymen trompée *, Ou ménageant pour moi ^ la faveur de Pompée, Elle trahit mon père, et rendit aux Romains Cj

La place et les trésors confiés en ses mains. Quel ^ devins-je au récit du crime de ma mère ! Je ne regardai plus mon rival dans mon père; J'oubliai mon amour par le sien traversé'' : Je n'eus devant les yeux que mon père offensé. 70

J'attaquai les Romains; et ma mère éperdue Me vit, en reprenant celte place rendue, A mille coups mortels contre eux me dévouer *, Et chercher, en mourant', à la désavouer. L'Euxin, depuis ce temps, fut libre, et l'est encore; 7o

Et, des rives de Pont aux rives du Bosphore,

Je souhailiii son lit

Une loi iiioiiis fcvèi-L"

Mit Claiido dans ui'.iii lil

Ses gardes, son palais, son lit m'etaiciil soumis;

il ne craindra pas de faire dire à Esther (I, i), qu'Assuénis, irrité contre VasUii,

La chassa de son Irône ainsi que de son Ut.

Voir encore Bérénice (\\, ii), Iphif/éide (I, ii), et Phèdre (V, i).

1. C'est à Nymphée, dont il est gouverneur, qu'Arljate nmène Monirae ; c est à Nymphée que se passe l'action do la tragédie. Cette ville qui, au témoignage d'Appien. fit défection, alors que Milluidate vint se réfugier dans la Chersonèse, était située entre Théodosia et Panlicapée. D'après Dion Cassius (XXXVII, xii), c'est à Panticapée que Milhridate serait venu mourir.

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