Le bandeau royal dont son front est orné
9. Pour auquel. Cette tournure était fréquente au xvu" siècle ; c'est ainsi que Corneille a écrit dans Sertorius (IV, ii) :
L'Iiymcn où je m'apprête est pour vous une gêne, et Molière, dans l'Ecole des femmes (III, i) :
Les noces où j'ai dit qu'il f,iiit vons pr.'pircr. ■»■
Racine reprendra ce vers dans Iphigénie (111, v) :
(El voil.i donc l'hymen où j'étais duslinéel)
1Î*"^ MITHRIDATE
Vit emporter ailleurs ses desseins et ses pas,
Et, tandis que la guerre occupait son courage,
Menvoya dans ces lieux éloignés de l'orage. 2G0
J y vins : j'y suis encor'. Mais cependant, Seigneur,
Mon père paya cher ce dangereux honneur-,
Et les Romains vainqueurs, pour première victime.
Prirent Philopœmen, le père de Moninie*.
Sous* ce titre funeste il se vit immoler; 265
Et c"est de quoi, Seigneur, j'ai voulu vous parler^.
Quelque juste fureur dont je sois animée.
Je ne puis point à Rome opposer une armée;
Inutile témoin de tous ses attentats,
Je n'ai, pour me venger, ni sceptre ni soldats; 270
Enfin, je n'ai qu'un cœur. Tout ce que je puis faire*.
C'est de garder la foi que je dois à mon père.
De ne point dans son sang aller tremper mes mains
En épousant en vous l'allié des Romains''.
PHARNACE
Que parlez-vous de Rome et de son alliance? 27b
Pourquoi tout ce discours et cette défiance? Qui vous dit qu'avec eux je prétends m'allicr^?
Mais vous-même, Seigneur, pouvez-vous le nier?
Comment m'otlririez-vous l'entrée et la couronne
D'un pays que partout leur armée environne®, 280
Si le traité secret qui vous lie aux Romains
Ne vous en assurait l'empire et les chemins i"?
i. C'est avec une résignation douloureuse que Monirae doit prononcer cet hémistiche.