‹ Théâtre completChapitre 279 sur 592 · Quantum mulatus ab illo Hectore, qui redit, etc · texte numérisé non relu

Quantum mulatus ab illo Hectore, qui redit, etc

(VinciLB, Enéide, II, 273.)

il. Pesant dans la balance d'un poids égal à; de raème dans Bajazcl Mil, vil):

Les bienfaili dans un cœur balancent-ils l'amour f

2 0'i MITHRIDATE.

Je suis vaincu*. Pompée a saisi l'avantage

D'une nuit qui laissait peu de place au courage. 4ir0

Mes soldats presque nus, dans l'ombre intimidés*,

Les rangs de toutes parts mal pris et mal gardés,

Le désordre partout redoublant les alarmes,

Nous-mêmes contre nous tournant nos propres armes,

Les cris que les rochers renvoyaient plus ad'reux, 4i-5

Enfin toute l'horreur d'un combat ténébreux^-

Que pouvait la valeur dans ce trouble funeste?

Les uns sont morts, la fuite a sauvé tout le reste;

Et je ne dois la vie, en ce commun cfTroi,

Qu'au bruit de mon trépas que je laisse après moi. 4S0

Quelque temps inconnu, j'ai traversé le Phase ^;

Et de là, pénétrant jusqu'au pied du Caucase,

Bientôt, dans des vaisseaux sur l'Euxin préparés,

J'ai rejoint de mon camp les restes séparés.

Voilà par quels malheurs poussé dans le Bosphore, 4o5

J'y trouve des malheurs qui m'attendaient encore ^.

1. Nous avons eu déjà plusieurs fois dans cette pièce l'occasion de remarquer avec quel art le poète savait rompre la monotonie de l'alexandrin.

2. Ici commence une période de siï vers sans verbe à un mode personnel ; si les expressions de Racine sont toujours élégantes, ses tournures sont en général fort naturelles.

3. • Les plus vieux capitaines et chefs des bandes lui firent tant de prières {à Pompée) et tant de remontrances, que (înalement ils l'esmeurent à faire tout promptement donner l'assaut : pour ce qu'il ne faisait pas si obscur qu'on ne vist du fout goutte, à cause que la lune, qui estoit basse et prochaine de son coucher, rendoit encore assez de clarté pour voir les corps des hommes, mais, pour ce qu'elle baissoit fort, les ombres, qui s'cstendoient bien plus loin que les corps, alteignoient do tout loin les ennemis, de sorte qu'ils ne pouvoient pour cela juger certainenu-nt la vraie distance qu'il y avoit jusques à eux et comme s'ils eussent été tout auprès d'eux, ils leur lançoient leurs dards et javelots, dont ils n'assenoient personne, pour ce qu'ils étoient trop loin. Ce que voyant les Romains, leur coururent sus, avec grands cris : mais les Barbares ne les osèrent attendre : ains s'effrayèrent, et leur tournèrent le dos, fuyant à val de route, là où il en fut fait une grande boucherie : car il y ca eut de tuez là plus de dix mille, et fut leur camp mcsnie pris. Quant à Mithridate, il fendit la presse des Romains dès le commencement de la meslée, avec bien environ huit cents chevaux, et passa outre ; mais incontinent ses gens s'écartèrent, les uns de çà, les autres de là, en manière qu'il se trouva seul avec trois autres.» (Plctaboce, Vie de Pompée, trad. Amiot, ix.) Voir le passage de Florus cité dans notre Notice sur Mithridale.

i. Le Phase arrose la Colchide et se jette dans le Pont-Euiin.

S. Il conte en ;^eii de mots tTec rapidité

Sa défaite, ?a fuite et aon adversité.

Pour en vejiir plus tôt à parler de Monime ; El sa Toix à ce nom s'émeut el se i niuie, Et son Iront de vaincu se lève nien^çanl. T<iul montre du vieux roi l'amour jrune et puissant, Priiiupt à la défi.iiice ainsi qu'à la colère. Et tout prêt à punir, quand il cniinl de déplaire.

(Samsox, Art théâtral, I.ISÏ.

Page 1