Voir IphiQéaie, note du vers
6. Voir Drrcnice, v. H33-1136. — Rapprochons encore de ces vers quelques vers de VAndrouic de Cainpistron (II, iv) :
Ah! prince, pensei-Tons qu insensible, inbumaine, Mes jens, sans s'éinoiivi.ir, re^-ard' ni voire peine ; pue, peiolant les huireurs d'un exil lignnreni. Vous soyez seul à plaindre, el le Beiil n.alh.iireux !.., i Mais, que dis-je ? où m'enlraini' une force incoiu iic ?
Ah I pourquoi Tenez-vous chercber encor ma vue î Pïi ttz, prince, c'esl trop prolonger vos adieux.
..2-20 MITURIDATE.
Je me sens arrôier par un plaisir funeste : 740
Plus je vous parle, et plus, trop faible que je suis,
Je cherche à prolonger le péril que je fuis •.
Il faut pourtant, il faut se faire violence;
Et sans perdre en adieux un reste de constance,
Je fuis. Souvenez-vous, Prince, de m'éviter ^, 745
Et méritez les pleurs que vous m'allez coûter *.
XIPH \RÈS.
Ah, Madame !... Elle fuit, et ne veut plus m'entendre.
1. « L'amour vole vers l'objet aimé, comme l'écolier fuit la classe; il s'en éloigne le cœur gros, le vis i go triste, comme l'écolier qui retourne à ses livres. • (SBAKESPEAnB, Ruméo et Juliette.)
2. Rapprochez ces paroles de celles de Pauline {Pohjeucte, H, ii) :
Ma raison, il est vrni, dompte mes senlimenls :
Mai", queli|iic aiilorité que sur eux elle ail prise,
Elle n'j rè^'iie [i.is, elle ks lyi:innise ;
Et qiii.iqiie le delinrs ~nil sans émotion.
Le (Irdaiis n'e^'l qur" Iroiilile et que sédition.
Un je n.! sais quel cliirme enror v.t- ïhik m'emporte..^.
Hèli- ! celle vei m, q:iiiique enfin invincible,
Ni^ liii<«e que trcip ï.iir une "lUie Irop sensible.
Ce^: (iluiir- en sont témoins, et res lùch/s soupirs
Qii'aiTaohenl de mes IViis Ks cruels suiivenirà :
Trop rigoureux ■ (Tels d'une aimable pré-ence,
Contre qni mon di voir a trop peu de délense.
Mais, si voii- istunez ce vertueux d.Tuir,
CuusirM-2-niVu la frloire, etces-e« de me voir.
Épa'L'ri. z-min des pleurs qui couleul à ma honle,
Bpirgiie/.-uioi des feux qu .1 rCjÇretje surmonte,
Eufiii épar-tiier-moi ces tristes eni retiens.
Qui ne tout qu'irriter vus lourments et les miens.
De même, dans le Grand Cijms'p. 12H-1214V de mademoiselle de Scudéry, Alcionide, épouse de Tisundre, dit au prince Thrasybule, qui a surpris l'aveu de l'amour qu'elle éprouve pour lui : « Je vous le déclare, je ne saur.iis plus soulTrir votre vue après Ve que vous savez de moi. Peut-être, si vous eussiez ignoré ce que j'ai dans le cœur pour vous, eussé-je accordé au prince Tisandrc la liberté de vous voir comme son ami, ainsi qu'il me le demandait ; mais, après ce que vous venez de me dire, il m'est absolument impossible. Je ne vous pourrais pins voir sans rouirir. et. dans les termes oii est mon âme, je vous haïrais peut être par la seule crainte de vous trop aimer et de n'avoir pas assez d'indilVérence pour vous. — Mai«, Madmie, m'écriai-je, quelle justice y a-t-il de me parler comme vous faites? — Mais, injuste Prince, reprit elle, quelle raison avez-vous de me dire tant de choses que je ne puis é'-outer sans crime et
que je n'éfouterai jamais qu'aujourd'hui ? — Eh quoi ! Madame, lui dis-je,
est-ce trop vous dénia ider que trois ou quatre moments tous les jours à vous souvenir d'un homme i|ui vous donne tous ceux de sa vie'? — Oui, répliqua-t-elle, c'est trop pour ma gloire que ces trois ou quatre moments que vous demandez, et vous pouvez être assuré que, si je le puis, je vous bannirai de mon souvenir comme de mon cœur. .Mais, ajouta-t elle malgré qu'elle en eijt, on ne dispose pas de sa mémoire comme on veut, et il arrivera peut-être t|ue vous m'oublierez sans en avoir le dessein, et que je me souviendrai de vous sans le vouloir faire. » Alcionide prononça ces dernières paroles avec une confusion sur le visage si charmante pour moi, que ie me jetai k genoux pour lui en rendre grâce; mais elle, se repentant di> ce qu'elle avait dit, me releva et me défendit si absolument de lui parler jamais de ma passion et de la voir jamais en particulier, que je connue bien, on elt'ot, qu'elle le \oulait ainsi. »
3. On ne peut, comme annotation, mettre au bas de ce couplet que les trois mots de Voltaire : « Beau, admirable, sublime. »