‹ Théâtre completChapitre 308 sur 592 · ACTE 111, SCENE · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCENE

Ft, gravant en airain ' ses frêles ^ avantages,

De mes États conquis enchaînait les images ^,

Le Bosphore m'a vu, par de nouveaux apprêts,

Ramener la terreur du fond de ses marais, 770

Et, chassant les Romains de l'Asie étonnée \

Renverser en un jour l'ouvrage d'une année °.

D'autres temps, d'autres soins ^. L'Orient accablé

Ne peut plus soutenir leur effort redoublé.

11 voit plus que jamais ses campagnes couvertes 775

De Romains que la guerre enrichit de nos pertes '

Des biens des nations ravisseurs altérés.

Le bruit de nos trésors les a tous attirés * :

Ils y courent en foule ; et, jaloux l'un de l'autre,

Désertent leur pays pour inonder le nùtre. 780

Moi seul je leur résiste '. Ou lassés, ou soumis,

Ma funeste amitié pèse '"^ à tous mes amis :

Chacun à ce fardeau veut dérober sa tête ".

Le grand nom de Pompée assure sa conquête'-:

1. Il s'agit ici des tables d'airain du Capitule, sur lesquelles étaient gravées les victoires romaines, ou des monuments élevés par Rome à ses victoires, tels que les statues dont il va être question au vers suivant.

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