J'ai quille l'Italie encor loule funiaiitL
(PnADoN, Hcipion l'Africain, III, iv.)
2. Au temps de la guerre sociale ou des Marses, les alliés avaient, selon Diodore, demandé des secours à Mithridato, et il n'y avait pas plus de vingtcinq ans que cette guerre ét.iit terminée. Dans le di>cours que dans Justin (XXXVllI, iv) .Mitliridalo tient à ses soldats, il leur rappelle également la guerre sociale : « Ac ne vetcribus immoretur exeniplis, hoc ipso tempore univcrsam It.i.liam bello Mursico consurrexisse, non jain libertatem, seii consortium imperii civitatcmque poscentem. » Et llithndate ajoute encore dans l'auteur latin : " Nec gravius vicinae Ilalise bello, quam domesticis principum fnclionibus urhcm prend, multoque periculosius accessisse Italico civile bellum. Simul et a Gcrniauia Cimbros, ijumeusa niillia ferorura atque imniitium populoruni, more procellse inundas.se Italiam : quorum tamctsi singula bella sustinerc liomani pussent, univcrsis tamen obruanlur, ut ne vacaturos quideni bello suo pulet. »
3. " Et, d'autre part, il entcndoit que presque toute icelle Italie, pour la haine qu'elle avoit contre iceux Romains, s esloit rebellée à l'encontre d'eux, et leur avoit commencé la guerre à l'occasion de Spartacus, qui cstoit homme de vi/e condition, et sans authorilé ne renommée, ÏTiofxnxui te jiovoiii/u duircôirav iiî'aÙTouç avSf't Itz' oO?£iiià; à;iwatu; ô>Ti. n (AppiEN, De la guerre Mithridatiquc . trad. Claude de Seyssel, XV.)
■i. D'après Appien [De la guerre Mithridatique, tiad. Claude de Seyssel, XVI), Uithridale était le « seizième roy de Pont après Darie, roy de Perse. » Or, Darius, fds d'Hystaspe, avait épousé une fille de Cyrus. Dans Justin (XXXA'III, vu), Mithridate rappelle à ses soldats qu'il descend de Cyrus : « Se... clariorein illa colluvie convenarum esse, qui paternes majores suos a Cyro Parioque, conditoribus Persici rcgni, niaternos a mapno Alexandre ac ISicatore Seleuco, conditoribus imperii Macedoniri, référât. »
5. Force du raisonnement, chaleur du mouvement cra'oire, éclat dis images, tout est admirable dans ce discours, digne des plus belles harangues de Tite-I.ive et de Tacilo.