Racine a supprimé ici les vers suivants
Le Parthe, qu'ils gardaient pour triomphe dernier,
Seul encor sous le joug refuse de plier;
Allez le joindie. Allez chez ce peuple indomptable
Porter de mon débris le reste redoutable.
J'espère, et je m'en foime un présage certain.
Que leurs champs bienheureux boiront le sang' romoin,
Et, si quilque vengeance à ma mort est promise.
Que c'est à leur valeur que le ciel l'a remise.
Mais je sens, etc
Dans la tragédie de La Calprenède, Jlithridatc était vraiment trop pjophele, quand il disait à Pharnace :
Écoute cependant un e«prit piophélique : . Tu seras ruiné par celle République; Et Ci'S mèniei Rninain-', à qui tu fais la cour, Te mellnint à néant par la ^'u.rre d'un jour. Ua plus puissant enerrier que Luculle et Pnra[fte Te v.Lincra sans effort, presqui; d'un coufi d'épee, Et prenant l'intérêt des Kuir.ains et de nini. Sa main me vengera de Pompée et de loi.
{La Mort de Mithridate, IV, m.)
Au commencement de la même scène, il avait dit, en gardant mieux la nota juste :
Rome pour son profit aiuie la trahison. Mais elle liait le tr.iitre avec trop de raison. Quoique pour U servir ta Irnine aéiéuère, S;iclie qu'elle craindra même surt que ton père, Et tu ser.H pjye du salaire attendu.
Lorsqu'elle te ^jerdra, cuiunie tu m'as perdu.
284 MITHRIDATE
Mais je sens affaiblir ma force et mes esprits ^ Je sens que je me meurs. Approchez-vous, mon fils. Dans cet embrassement dont la douceur me flatte -, 1G95
Venez, et recevez l'âme de Mithridate ^.
Il expire.
XIPHARÈS
Ah ! Madame, unissons nos douleurs, Et par tout l'univers cherchons-lui des vengeurs *.