Voir Phèdre, note du vers
2. La nécessité de la rime a fait écrire quelquefois à nos meilleurs poètes des vers bien faibles.
3. Ce vers rappelle deux passages de Virgile {Enéide, IV, 652, et 684-683^
Accipile hanc animam
. . . Exlreinus si quis super ûalitus errât, Ore legaïu.
Cette idée est ici fort belle ; il semble que l'héroïsme de Mithridate doive passer dans ce baiser avec son âme jusqu'au cœur de son ûls. — Andromaque disait dans la Troade de Prudon (111, i) :
Mais, hélas ! je n'eus point le funeste plaisir De le voir dans mes bias à son dernier soupir, El ne pus recevoir, de dnuleur expirante. Son esprit lu|;ilif sur sa lèvre miiuranle.
4. Il nô nous déplaît pas de voir l'impétueux Xipharès désobéir si noblement aux dernières recommandations de son pcre. — Il est à remarquer ici que, contrairement aux usages d.- notre tliéâtre, lorsque la toile tombe, nous ne sommes pas fixés sur le sort de Xipharès et de Slonime : sans doute ils vont unir leurs douleurs ; mais leurs soldats sont vaincus et dispersés, et les Romains, comme le leur a dit Mithridate, vont revenir avec Pharnace. Qu'adviendra-til des deux époux? C'est à dessein que le poète ne nous en dit rien ; comme, historiquement, ils étaient morts avant Jlithridate, Racine, qui les aimait trop pour les faire mourir au dénouement, n'a pas osé d'autre part donner un démenti trop forme! à l'hibiolre en les sauvant complètement. — Voir Brilaunicus, note du vers 1768.