Metamorphoiss, XII
Vicia dea est, nubemque oculis objecit, et inter
Officium turbanique sacri, »oce-qiie precanlûm,
Suppusila ferlur uiutaise MvccDida ci:rva.
Il y a une troisième opinion, qui n'est pas moins ancienne que les deux autres, sur Iphigénie. Plusieurs auteurs, et entre autres Stésichorus *, l'un des plus fameux et des plus anciens poètes lyriques, ont écrit qu'il était bien vrai qu'une princesse de ce nom avait été sacrifiée, mais que cette Iphigénie était une fille qu'Hélène avait eue de Thésée. Hélène, disent ces auteurs, ne l'avait osé avouer pour sa fille, parce qu'elle n'osait déclarer à Ménélas qu'elle eût été mariée en secret avec Thésée. Pausanias^ rapporte et le témoignage et les noms des poètes qui ont été de ce sentiment. Et il ajoute que c'était la créance ^ commune de tout le pays d'Argos.
Homère enfin, le père des poètes, a si peu prétendu qu'Iphigénie, fille d'Agamemnon, eût été ou sacrifiée en Aulide, ou transportée dans la Scythle, que, dans le neuvième livre deVlliade *, c'est-à-dire près de dix ans depuis l'arrivée des Grecs devant Troie, Agamemnon fait offrir en mariage à Achille sa fille Iphigénie, qu'il a, dit-il, laissée à Mycène, dans sa maison.
J'ai rapporté tous ces avis si différents, et surtout le passage de Pausanlas, parce que c'est à cet auteur que je dois l'heu-
1. ("e poète, du nom de Tisias, fut appelé Sfésichore, c'est-à-dire régulateur déu chœur, parce qu'il inventa la poésie chorique, la stroplic, l'antistrophe et l'rpodc, que les anciens nommaient les trois choses de Stésichorc. Il naquit ves <j.il, et mo urut vers 532 avant J.-C.
2. Corinth.,Y>. iio. {Note de Racine.) Voici le texte de Pausanias : "... Sùv n^ifiOui ©Tjai'oj; 4i:£7,0dvTo; è; Oeo-tcçwtoù; "AçiSvâ te ir.h Atoffxoùoojv ÉàAnj -/a\ ^vEto è; Aa/eSa!iiova 'EXévy). "E/^iv/ (tlv ^''9 aji:'',v \i'voj(7i tv YaTCfî, TEXoOiiav Sî Iv "ÀfYtt Y(i\ tîî; EiAEiOj'.a; XS^'jaay.é'JTjV ^o tEfôv, tïiv |jièv T-alSa. r,v é'te/e K/,UTai[ivr,ffTça îoùva:, (TUvoixeTv fà? ^t^fi IvAuTatfJLV/iffTçav 'AYtt[Ac';Avov[, aùzr^v Si {i'<ttejov TOUTt-iV MEvs^kâid •fr,\i.o.uhai. Ka\ e-\ -«îî^e E-J^of îtuv Xa^-zt^EÙ; xa\ UXeu^ lôvto; *A).£^av^so; I'~ïj -otv-fravTEç, itfOTEûOv 5i ETt STifiTt/^opo; ô 'ItiEçaTo;, xa"à TaOTaçaTV/ 'ApvEÎoi; 0t,itéwî Etvat OjyaTî'oa 'IçiYEVEiav.» Remarquons que ce texte de Pausanias ne parle que d'une Iphigénie, et que cette Iphigénie serait fdle d'Hélène et de Thésée ; Agamemnon et Clytomnestre ne seraient que ses parents adoptifs. Pausanias ne nous dit pas quel fut le sort de cette Iphigénie dont il parle, et rien n'emiièche de croire qu'il s'agit de l'Iphigénie classique, dont l'histoire est connue de tous: Pausanias aurait voulu simplement rectifier la légende sur un point. Il nous semble donc que ce texti; irét:ili!il luilli'iucnt iiu'il v eut une seroiiile Iplugenie.
.i. un lu itans lo dictionnaire de M. LHtre : « Comme croyance et créance ne sont que la double prononciation d'un même mot, ils doivent nécessairement se rapprocher singulièrement dans la signification. Toutefois l'usage a profité de CCS deux prononciations pour introduire les nuances suivantes : au sens de croire une chose quelconque ou une religion, croyance est présentement plus en usage que créance ; mais au sens de confiance, créance est employé de préférence à croyance. »