‹ Théâtre completChapitre 442 sur 592 · Voici les vers irCuripidc t:!G2-2GG · texte numérisé non relu

Voici les vers irCuripidc t:!G2-2GG

'Ofù, 5(zwi:ov ôfù> dxàçc; Iv AÎn'/or, KexÛwv ^£ 7:oçOjiEÙ^, *E/wv -/îo' ÏT.'l -/O'/XW W f,S-r{ iaXii- ic Ti i*A7.tt; ; 'E-ti-fou' ail xaTE'fY";- " Tàît toi al, 'L.r.ty/ô^ivo^ xoL'/jj'/it.

2. Voilà une de ces épigrammes sanglnntcs que Racine décochait, en passant, et comme naïvement. Il suppose que Perrault ne savait pas le grec, et lisait Euripide dans une version latine ; peut-être n'est-ce pas une supposition gratuite ; beaucoup de gens au dix-septième siècle ont traduit les auteurs grecs, mais sur leurs traducteurs latins.

3. Itacine cite de mémoire, et cliange un peu le texte, mais il n'exagère rien. Voir 11 CiitiQwi de Perrault (p. 274 et 2S8).

3 44 IPHIGÉNIE

dans une erreur si déraisonnable. Car Admète, bien éloigné de presser Alceste de mourir, s'écrie « que toutes les morts « ensemble lui seraient moins cruelles que de la voir en l'état « où il la voit. Il la conjure de l'entraîner avec elle. Il ne « peut plus vivre si elle meurt. Il vit en elle. Il ne respire « que pour elle '. »

Ils ne sont pas plus heureux dans les autres objections. Ils disent, par exemple, qu'Euripide a fait deux époux surannés d'Admèie et d'Alceste ; que l'un est un meAix m«n", et l'autre une princesse déjà sur Vôge ^. Euripide a pris soin de leur répondre en un seul vers, où il fait dire parle chœur « qu'Alceste, toute jeune, et dans la première fleur de son âge, expire pour son jeune époux ^. »

Ils reprochent encore à Alceste qu'elle a deux grands enfants à marier*. Comment n'ont-ils point lu le contraire en cent endroits, et surtout dans ce beau récit où l'on dépeint « Alceste mourante au milieu de ses deux petits enfants, qui la tirent, en pleurant, par la robe, et qu'elle prend sur ses bras l'un après l'autre pour les baiser ^? >>

Tout le reste de leurs critiques est à peu près de la force de celles-ci ^. Mais je crois qu'en voilà assez pour la défense de

i. Euripide, Alceste, v. 285-287 et 290-291.

or [JLOt ! TÔ^* Tro; T-Uîiç^v àxoûw, Ka'i 7:avTÔ; Ijto^ OavàTou |itTÇov, Mil, -fo; tji Oîiùv, -V/j; [it rçoîovvai

et au vers 395, Admète dira encore :

'Afou |XE (7ÙV <To\, itfi; Otiâv, âyoj XO.TU.

2. Perrault. Critique de l'Opéra, p. 286 : « Notre siècle... aurait eu bien du nié|iiis pour les tendresses de cette épouse surannée. »

Lu 5' Iv T."a yiaviai)

4. Perrault, Critique de l'Opéra, p. 286 : « Je crois bien qu'en Grèce on pouvait prendre plaisir à voir une princesse déjà s.» l'âge et ayant des enfants à marier, » etc..

Page 1