Virgile [Enéide, IV
Quzsifit cœlo lucem.
Racine avait d'abord écrit (1675-76) :
Eiifin mes faibles yeiu cherchèrent la clarté.
3. M. Moland signale un couplet du Pausatiias de Quinault (fl, i), tragédie jouée en 1666, que Racine a peut-être imité. Ce qui est certain, c'est que Pradon, dans son Tamerlan (II, 1), a imité ce passage de Racine ;
Asrir.iE. — .\iec loj j'eslois seule, et tombée en tes bras, TrcuibLinle, désolée, au comble îles miser, s, Lorsqu'Androiiic délit nos braves janissair. s, Perçi ji.squ'à ma UMite, et, l'epee à la main, S'avança, m'apeiçiit et s'arrêta soudain ; 3e parus dans tes bras de pleurs loule trempée. A Ce Iri-te spectacle il baissa son épée, El ne trouvant qu'cffroj, qu'horreur de toutes paris. Quand je tournai sur luy mes timides regards (l'eul-èlre ma douleur eut pour lui quelques rhiTuic), Je crus voir ses yeux prests à répandre des larmes ; Il m'aburda d'un air et d'un pas ehancebint, El ne me rassura Uiy-niesine qu'en Inniblanl... Jamais nn eiinemy ne parut plus aimable; En vain je reti.içois à mes sens effrayez Ce vainqueur tout sanglant : il tombait à me- iii.Js, Zaïde, et bien qu'il lût tout fumant de carii.i|,e. Son repentir estoit dépeint sur son visage. Te l'avoijray-je enfin'? lorsque je vis conler Son sang qu'avec mes pleurs il vcnoit de me'l' r, Que sa main de ce sang me parut toute Itinle, Je me senti? saisir d'une seirelle crainte. Et je vis qu'à travers mon Irnuble el mon eniiny Déjà mon laible cœur «'intcressoil pour luy.
4. « Des puristes ont prétendu qu'il ÎM^i je crniç/nais ; ils ignorent les heureuses libertés de la poésie ; ce qui est une négligence en prose, est très souvent une beauté en vers. Racine s'exprime avec une élégance exacte, qu'il ne sacrifie jamais à la chaleur du style. » (VoLTAinB, Dictiorinaire philosophique, Art dramatique.}
3 78 IPniGÉNlE.
J'entrai dans son vaisseau, détestant* sa fureur, 495
Et toujours détournant ma vue avec horreur.
Je le vis: son aspect n'avait rien de farouche^ ;
Je sentis le reproche expirer dans ma bouche ;
Je sentis contre moi mon cœur se déclarer;
J'oubliai ma colère, et ne sus que pleurer. 500
Je me laissai conduire à cet aimable guide ^.
Je l'aimais à Lesbos, et je l'aime en Aulide *.
Iphigénie en vain s'offre à me protéger.
Et me tend une main prompte à me soulager :
Triste effet des fureurs dont je suis tourmentée ! 505
Je n'accepte la main qu'elle m'a présentée
Que pour m'armer contre elle, et, sans me découvrir,
Traverser son bonheur que je ne puis souffrir^.
DORIS
El que pourrait contre elle une impuissante haine?
Ne valait-il pas mieux, renfermée à Mycène, 310
Éviter les tourments que vous venez chercher,
Et combattre des feux contraints de se cacher?
ÉRIPHILE
Je le voulais, Doris. Mais quelque triste image