‹ Théâtre completChapitre 481 sur 592 · A serait remplacé aujourd'hui par le mot par · texte numérisé non relu

A serait remplacé aujourd'hui par le mot par

4. A la fin du xvi« siècle, dans la Jérusalem délivrée du Tasse (chant XIV), Herminie racontait ainsi comment naquit son amour : « Dans cette nuit fatale où s'accomplit avec ma ruine celle de ma patrie, ma misère fut plus grande qu'elle ne le parut. L'anéantissement de mon rang et de mes richesses ne fut pas la cause de mes infortunes, qui commencèrent alors. Je n'aurais pas regretté mes États et mon trône ; mais cette nuit terrible me ravit à la fois ma raison, mon cœur et mon repos, et je les perdis sans retour. Tu le sais, ô Vafrin, lorsque, éperdue à la vue de tant de ruines et de carnage, j'accourus vers ton maître et le mien, je le vis franchir, le premier, les armes à la main, le seuil de mon palais; je me jetai à ses pieds en m'écriant : <c Invincible guerrier, je suis h ta merci, j'implore ta pitié. Ce n'est point la vie que je demande, mais sauve mon honneur et ma vertu ! » Il m'interrompit ; et. me tendant la main, il me releva: <i Belle princesse, me dit-il, votre espoir ne sera point trompé. Je serai votre défenseur. » Alors je sentis se glisser en moi je ne sais quoi de doux et de tendre, qui bientôt devint pour mon âme égarée un tourment et uv feu dévorant. » (Trad. Philipon de la Madf.lei>k.)

5. Ces sentiments sont odieux ;mais, en nous peignant d'.ibord les malheurs d'Kriphile, le poète nous a amenés à excuseret àplaindrecetteâmesouffranteet aigrie.

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