ACTE II, SCENE II
Que sa gloire à mes yeux montrât sur ce rivage ',
Au sort qui me traînait^ il fallut consentir ^ : '6io
Une secrète voix m'ordonna de partir,
Me dit qu'offrant ici ma présence importune,
Peut-être j'y pourrais porter mon infortune;
Que peut-être, approchant ces amants trop heureux.
Quelqu'un de mes malheurs se répandrait sur eux. f)20
Voilà ce qui m'amène, et non l'impatience
D'apprendre à qui je dois une triste naissance.
Ou plutôt leur hymen me servira de loi.
S'il s'achève, il suffit : tout est fini pour moi.
Je périrai, Doris ; et par une mort prompte* 52S
Dans la nuit du tombeau j'enfermerai ma honte,
Sans chercher des parents si longtemps ignorés,
Et que ma folle amour a trop déshonorés.
DORIS
Que je vous plains. Madame ! et que la tyrannie ^.. 1
ÉRIPHILE
Tu vois Agamemnon avec Iphigénie. 530