‹ Théâtre completChapitre 519 sur 592 · Corneille {Andromède, II, m) faisait dire à son héroïne · texte numérisé non relu

Corneille {Andromède, II, m) faisait dire à son héroïne

Assez souvent le ciel, par quelque fausse joie, Se plaît à prévenir les cnaux qu'il nous envoie. Du moins il m'a rendu quelques inomenis bicD doux, Par ce flatteur espoir que j'allais être à vous; Mais, puisque ce n'était qu'une trompeuse altcnle, Gardez mon souvenir, et je mourrai contente.

L'Iphigénie de Rotrou (lA', v) disait aussi :

Si le décret des Dieux n'avait borné mon âge. Je leur demanderais cet heureux mari.iire. Ce bonheur m'arrivarit, j'aurais obtenu d'eux Le comble de mes biens et celui de mes vœux.

2. « C'est assurément par coniiescendance pour son ami que Despréaux disait

{Art poétique, III. 95) :

De l'amour la sensible peinture Est, pour aller au cœur, la route la plus sure.

« La route de la nature est cent fois plus sûre, comme plus noble; les morceaux les plus frappants d'/p/rigéiiie sont cens où Qytcmnestre défend sa fille, et non pas ceux où Achille défi^nd son amante. » {\oi.tà\re. Dissertation sur la tragédie, ttl. Beuchot, V, 4S4). L'Achille de Leclcrc {Iphir/énie, Vf, vi) était encore plus fade :

Vivez, belle princesse

L'ordre secret du ciel, qui nous lit l'un pour l'autre. Par des nœuds si puissants joiînit mon sort au vôtre, Que nous ne pouvons plus sans enfreindre sa loi. Ni moi vivre sans vous, ni vous mourir sans moi.

3. Celte entrée de Clytcnincstre ramène l'horreur tragique, qui s'était un peu dissipée dans la scène préct-dente.

4. Ce dernier mot est un peu là pour la rime ; Agamemnoa redoute moins le risage de Clytemnestre que ses imprécations.

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