‹ Théatre completChapitre 134 sur 407 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

DON DIÈGUE, ROQUESPINE, FILIPIN.

Dt DIÈGUE.

Roquespine, laquais, quelqu'un, venez à moi, L'aventure est plaisante et rare, sur ma foi. Savez-vous ce qu'a fait cette dame voilée ?

ROQUESPINE.

Non, je sais seulement qu'elle s'en est allée,

Elle a fait des efforts pour me persuader Qu'Hélène me trahit, que je m'en dois garder; Et que si je veux rompre avec cette infidèle, Une autre se présente et plus riche et plus bçlle,

EOQUESPINE.

Il n'est rien de plus vrai, je l'ai su depuis peu^

C'est elle qu'une fois je garantis du feu.

ROQUESPINE.

La peste, qu'elle est belle I

Et jeune,

ROQUESPINE,

Et de plus, riche.

FttlPIN,

C'est dommage qu'un champ si beau demeure eu friche,

p. DIÈGUE.

Elle parlait pour elle, ou je me trompe fort,

FIUPIN,

Et prenez-la moi donc, ou vous avez grand tort, Prenez-la moi, vous dis-je, et me laissez la peine De découvrir au vrai l'intention d'Hélène.

Et comment ferais-tu ?

FILIPIN.

Feignez tout attristé, Que votre oncle vous a tout net déshérité, Que ma mère est sa sœur, mariée en Galice,

Page 1