ACTE III, SCÈNE I
Et que par mon bonheur, ou par mon artifice, Lui faisant cent rapports que vous ne valez rien, Le bon homme en mourant m'a laissé tout son bien. Vous savez qu'à la cour on ne me connaît guère ; Que je parle un langage étonnant le vulj^aire: Et qu'ayant autrefois appris quelque Jatm, Je sais, quoique ]a(}uais, dire sort et destin, Parler Pnœbus, écrire en vers ainsi qu'en prose, Appliquer bien ou mal une métamorphose.
Si malgré mon langage et mine de pédant, Votre Hélène reçoit le nouveau prétendant. Pour l'espoir des grands biens dont il fera fanfare, Plantez pour reverdir cette maîtresse avare, Prenez-moi bien et beau madame Léonor, Et ce sera changer votre argent faux en or.
Bien ; je veux essayer avec ton stratagème.
De savoir s'il est vrai que c'est mon bien qu'on aime.
FILIPIN.
Il faut battre le fer si longtemps qu'il est chaud. L'héritier ridicule agira comme il faut.