‹ Théatre completChapitre 165 sur 407 · SCÈNE III D. FÉLIX, D. SANGHE, JODELET · texte numérisé non relu

SCÈNE III D. FÉLIX, D. SANGHE, JODELET

D. FÉLII.

Quoi, monsieur, vous daignez me rendre une visite? C'est me faire un honneur que j'obtiens sans mérite.

D. SANGHE.

C'est moi-même, monsieur, qui reçois cet honneur.

D. FÉLIX

Que désirez-vous donc de votre serviteur?

D. SANGHE.

Vous devez bien savoir, monsieur, ce qui m'amène ; Feignant de l'ignorer, vous me mettez en peine.

D. FELIX

Je ne suis pas devin. .

D. SANGHE.

Vous savez pourtant bien Ce que vous me devez.

D. FÉLIX

Moi? je ne vous dois rien.

D. SANGHE.

Vous devez accomplir par un juste hyménée

La parole autrefois à ma nièce donnée,

Et bien considérer que le nœud qui vous joint

Se peut bien relâcher, mais qu'il ne se rompt point.

Je ne m'étonne point d'un jeune homme volage;

Mais je m'étonne fort d'un second mariage.

Qu'on dit que vous traitez, au grand mépris des lois,

Qui ne permettent pas deux femmes à la fois.

Sachant bien qui je suis, vous devez vous attendre

(Si vous nous offensez en un endroit si tendre)

Qu'un homme qui toujours a vécu noblement,

Ne relâchera rien de son ressentiment.

D. FEUX

Est-ce tout?

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