SCÈNE III D. FÉLIX, D. SANGHE, JODELET
D. FÉLII.
Quoi, monsieur, vous daignez me rendre une visite? C'est me faire un honneur que j'obtiens sans mérite.
D. SANGHE.
C'est moi-même, monsieur, qui reçois cet honneur.
D. FÉLIX
Que désirez-vous donc de votre serviteur?
D. SANGHE.
Vous devez bien savoir, monsieur, ce qui m'amène ; Feignant de l'ignorer, vous me mettez en peine.
D. FELIX
Je ne suis pas devin. .
D. SANGHE.
Vous savez pourtant bien Ce que vous me devez.
D. FÉLIX
Moi? je ne vous dois rien.
D. SANGHE.
Vous devez accomplir par un juste hyménée
La parole autrefois à ma nièce donnée,
Et bien considérer que le nœud qui vous joint
Se peut bien relâcher, mais qu'il ne se rompt point.
Je ne m'étonne point d'un jeune homme volage;
Mais je m'étonne fort d'un second mariage.
Qu'on dit que vous traitez, au grand mépris des lois,
Qui ne permettent pas deux femmes à la fois.
Sachant bien qui je suis, vous devez vous attendre
(Si vous nous offensez en un endroit si tendre)
Qu'un homme qui toujours a vécu noblement,
Ne relâchera rien de son ressentiment.
D. FEUX
Est-ce tout?