‹ Théatre completChapitre 217 sur 407 · SCÈNE III DON LOUIS , JODELET , DON JUAN · texte numérisé non relu

SCÈNE III DON LOUIS , JODELET , DON JUAN

D. LOUIS descend da balcon*

Etienne.

JODELET

L'on y va.

O. JUAN

C'est soa valet qu'il Domme, Celui qui devant nous vieut de gaguer au pié.

D. LOUIS, kpwct.

Ou je me trompe fort, ou je suis épié ;

Mais la rumeur ici troublerait Isabelle,

Et je dois mépriser l'honneur pour l'amour d'elle,

Fuyons, puisqu'il le faut, ii se sauve.

D. JUAN

Demeure, ou tu es mort.

Demeure, encore un coup.

JODELET

Diantre, qu'il pousse fort !

D. JUAN

Dis ton nom vitement, ou je t'ôte la vie.

JODELET

Je suis don Jodelet, natif de Ségovie.

D. JUAN

Au diable le maraud ; et l'homme du balcon ?

JODELET

D s'en est envolé léger comme un faucon.

Et moi, sot aue je suis, je vidais sa querelle,

Tandis que le poltron enfilait la venelle.

De deux grands vilains coups que vous m'avez poussés,

J'ai cru mes intestins par deux fois offensés.

Vous êtes un peu promet ; mais de grâce, mon maître.

On sort donc à Madrid ainsi par la fenêtre ?

Vous ne me dites motl

D. JUAN

L'as-tu bien entendu ?

Oui.

D. JUAN

J'en suis tout confus.

JODELET

Et moi tout confondu.

D. JUAN

Je ne dois pas ici rien faire à la volée.

JODELET

Vous avez, ce me semble, un peu l'âme troublée.

D.. JUAN

Oui, je l'ai, Jodelet, et j'en ai bien sujet ; Mais raisonnons un peu là-dessus.

JODELET

C'est bien fait.

Page 1