‹ Théatre completChapitre 288 sur 407 · MARINE, LÉONORE · texte numérisé non relu

MARINE, LÉONORE

MARINE

Dieu sait si Técolier sera de la visite.

LBONOaE.

J'en ai grand'peur, Marine ; et d'un autre côté, D'un désir de le voir mon esprit est tenté; Je n'avais contre moi <][ue ma basse naissance, Et je crains aujourd'hui d'un père la puissance, Qui sans avoir égard au choix que j'aurai fait, Peut-être a fait déjà sur moi quelque projet, Et m'aura destiné quelque mari funeste, Qui n'aura que du bien et n'aura pas le reste. Je suis digne d'Alphonse, il est digne de moi : Mais quand on a son père, on ne peut rien de soi; Et faurais beau l'aimer et m'en voir adorée, Qu un tel bien sans mon père aurait peu de durée.

MARINE

Si vous aviez l'esprit un peu plus résolu.

LÉONORE

Pourrais-je m'exempter d'un pouvoir absolu, De qui dépend ma bonne ou mauvaise fortune? Mais voici de ce fou l'arrivée importune.

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