ACTE IV, SGBNB II
Pour trouver ce qu'on chercha eu un si grand logis.
D. ALPHONSE
Qui va là?
MARINE
Hé! c'est moi.
D. ALPHONSE
Qui, vous?
MABINE.
C'est moi qui tremble.
MARC-ANTOINE
Ou je me trompe, ou c'est Marine.
MARINE
Il me le semble.
D. ALPHONSE
Marine, que viens-tu si tard chercher ici?
MARINE
Je viens vous y chercher.
D. ALPHONSE
Je t'y cherchais aussi.
MARINE
Je viens vous annoncer un sujet de tristesse :
Léonore ne peut accomplir sa promesse,
Ja[)het à sa leoétre en conversation,
Doit passer cette nuit par assignation ;
De l'ordre de son oncle on ne s'est pu défendre ;
Voilà ce que je viens de sa part vous apprendre.
D. ALPHONSE
Il ne me restait plus qu'un fou me vint priver Du bonheur le plus grand qui pouvait m'arriver : Quoi I les plaisirs d'un fou me coûteront des larmes! Et j'en perds l'entretien d'un objet plein de charmes! Et que veut-elle faire avec ce maître-fou?
MARINE
Son oncle le voulant, je ne vois pas par où Elle peut s'exempter des choses qu'il désire.
D. ALPHONSE
Un accident fâcheux que je lui voulais dire, Se pouvait éviter sans ce prince des fous. Je veux ici l'attendre et le rouer de coups, Pour me faire raison du mal qu'il me procure ; L'exploit m'en est facile en une nuit obscure. Retire-toi, Marine, ou bien demeure ici. Pour voir transir de peur un fou d'amour transi.
MARINE
Léonore m'attend; foin ! ma bougie est morte,
356 DOK JAPHBT D'ARMÉNIE.
Je pourrais bien heurter mon nez à quelque porte ; Peste soit de l'amour I
D. ALPHONSE
Nos fous viendront bientôt.
MARC-ANTOINE
Je m'en vais étriller Foucaral comme il faut. Les voici.