‹ Théatre completChapitre 314 sur 407 · ACTE V. SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE V. SCÈNE VII

Je pars pour aller voir un ange du Pérou.

D faut savoir avant et comment et par où, Un ordre m'est venu de César qu'on doit suivre, Quatre mille ducats dans huit jours on me livre, Que l'on doit employer à faire votre train.

D. JAPHET

Tout de bon ?

LE COMMANDEUR

Vous verrez l'ordre écrit de sa main : Cependant, monseigneur, votre noble présence Prendra part, s'il vous plaît, à la réjouissance.

D. JAPHET

Je suis donc votre avis, et ne m'en irai pas, Foucaral, fais venir mon bagage d'Orgas.

FOUCARAL.

Il est déjà venu sans mulets ni charrette,

J'ai tout dans un chausson au fond de ma pochette.

LE COMMANDEUR

Allons voir votre mère, et tâchons d'obtenir Qu'elle veuille aujourd'hui vos souffrances finir ; Le seigneur don Japhet honorera vos noces. Et puis après ira suivi de vingt carrosses Recevoir dans Madrid l'infante Ahihua, Qui vient de père en fils de Capac et Coïa.

D. JAPHET

Soit, aussi bien mon train n'est pas chose encor prête ; Mais point de renifleur, ou je trouble la fête.

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