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SCÈNE II

D. SANCHE, CARDILLE.

D. SANCHE

Elle s'enfuit ainsi, parce qu'elle m'a vu.

CARDILLE.

Grand signe des attraits dont vous êtes pourvu.

D. SANCHE

Sa haine, ou son amour, ne me tourmentent guère. Je n'en dis pas ainsi, quand Flore est en colère : Pour te dire le vrai, j'ai peur de son abord. Mais me demande-t-elle ?

CARDILLE.

Oui, seigneur, et bien fort.

D. SANCHE

Marine te l'a dit?

CARDILLE.

Elle-même, ou je meure.

D. SANCHE

Que je vinsse voir Flore ?

CARDILLE.

Oui, Flore, et tout à l'heure.

Sans redouter son frère ?

CARDILLE.

Oui, sans le redouter.

D. SANCHE

Ah, tais-toi !

CARDILLE.

Je me tais.

D. SANCHE, à part.

Qui l'y peut inciter ?

CARDILLE.

Je ne sais.

D. SANCHE

Tais-toi, dis-je, il n'est pas temps de rire.

CARDILLE.

Pleurons donc.

D. SANCHE

Tais-toi donc, te le faut-il tant dire ?

A part.

Mais me faire passer dans son appartement, Dans celui de son frère !

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