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SCÈNE IV GLARICE, ÉUSE, SÉBâSTE

CLARICE

Voici cet étranger.

ÉLISE

Que voulez- vous de moi ?

sébàste. Orosmane, des mers le redoutable roi, Qui sur mille vaisseaux portant partout la guerre, Fait respecter son nom aux maîtres de la terre. Vous offre sa valeur contre vos ennemis, Et vingt mille soldats à vos ordres soumis. Quand vous ordonnerez d'une puissante armée Vous verrez à l'instant cette ville enfermée; Vous verrez les tyrans qui vous donnent la loi, La recevoir de vous et trembler sous mon roi.

ÉLISE

On a mal informé votre vaillant corsaire,

Et son secours ici ne m'est point nécessaire :

Mais d'où peuvent venir les soins officieux

D'un homme si funeste à la paix de ces lieux.

Plus craint de nos vaisseaux que les plus grands orages.

Qui tient nos ports bloqués, désole nos rivages,

Et qui laissant en paix le reste des humains

Nous choisit pour l'objet de ses faits inhumains?

SÉBASTE.

Orosmane n'est pas tout ce qu'il parait être. Et peut-être le temps le fera mieux connaître ; Mais troublât-il la Chypre encore plus (^u'il ne fait, Il vous distingue fort de ses peuples qu'il hait ; Il n'est soin ni devoir qu'il ne veuille vous rendre, Ef de fortes raisons que vous allez apprendre, Dans vos seuls intérêts l'engagent tellement, Qu'il fait ses ennemis des vôtres seulement. Un prince incomparable, et dont Tillustre vie

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