ACTE IV, SCÈNE VI
ÉLISE
Il t'offre une amitié qui n'est point méprisable.
AMINTÀS.
C'est son défaut pour moi d'être trop estimable ;
C'est parce qu'elle a pu la vôtre mériter,
Que mon cœur s'en éloigne, et ne peut l'accepter.
Oui, dangereux rival, il faut que je t'estime,
Quand un juste sujet à ta perte m'anime,
Et que mon cœur n'ait rien tant à craindre que moi.
Dans le dessein que j'ai de me battre avec toi.
Mais le temps que je perds à ma plainte frivole,
Se peut mieux employer à tenir ma parole.