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ACTE III, SCENE II

A quelque fanfaron, c'est là trouver la cache; C'est le meilleur secret de mettre à la raison Un amant qui d'amour se croit le vrai tison. Ma foi, de fermeté la sotte qui se pique, Fait un sauvage amant d'un amant domestique. Il ne faut point soûler un amant affamé. Qui toujours aime peu quand il est trop aimé. C'est de cette façon que Béatrix en use ; Aussi suis-je en amour un aigle.

LÉONORE

Et moi donc ?

BÉATRIX

Buse.

LÉONORE

Que tes discours auraient mon esprit diverti, Si par ma passion il n'était perverti I U ne viendra jamais.

BÉATRIX

U viendra, sur mon âme!...

Qu'ainsi ne soit : j'entends du bruit. Allez, madame, Allez vous retirer dans votre appartement; Je m'en vais au devant du fugitif amant.

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