‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 148 sur 454 · ÉGISTHE, CLYTEMNESTRE, ELECTRE · texte numérisé non relu

ÉGISTHE, CLYTEMNESTRE, ELECTRE

ÉGISTHE, à aytemnestre.

Madame, quel malheur, troublant votre sommeil, Vous a fait de si loin devancer le soleil? Quel trouble vous saisit? et quel triste présage Couvre encor vos regards d'un si sombre nuagf? Mais Electre avec vous ! Que fait-elle en ces lieux? Auriez-vous pu fléchir ce cœur audacieux ? A mes justes désirs aujourd'hui moins rebelle, A l'hymen de mon fils Electre consent-elle? Voit-elle sans regret préparer ce grand jour Qui doit combler d'Ilys et les vœux et l'amour?

ELECTRE

Oui, tu peux désormais en ordonner la fête ; Pour cet heureux hymen ma main est toute prêle : Je n'en veux disposer qu'en f;iveur de ton sang, Et je la garde à qui te percera le flanc.

(Elle sort.) ÉGISTHE.

Cruelle! si mon fils n'arrêtait ma vengeance, J'éprouverais bientôt jusqu'où va la constance.

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