‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 254 sur 454 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

TÉNÉSIS .

0 sort! si notre sang le doit quelques victimes, T.a reine à ton courroux n'offre que trop de crimes! Heliis! c'en est donc fait, et je touche au moment Où je verrai périr mon père ou mon amant [père, L'un par l'autre! et tous deux, soit l'amant, soit le

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Ils n'armeront contre eux qu'une main qui m'est El ne me laisseront, pour essuyermes pleurs, [chère, Que celle qui viendra de combler mes malheurs ! Mais en est-ce un pour moi que la mort d'un perlide Qui préfère à ma main une main parricide? Dès qu'un lâche intérêt le jette en d'autres bras, Que m'importe son sort?... Ce qu'il m'imporle ? Malheureuse ! malgré ta tendresse trahie, [hélas ! Dis qu'il t'importe cncor plus que ta propre vie, Et que l'ingrat, lui seul, occupe plus ton cœur Qu'un père infortuné n'excite ta douleur. Non, non ; malgré Bélus, il faut que je le voie : De leur hymen du moins .je veux troubler la joie, M'offrir à leurs regards l'œil ardent de courroux, Les immoler tous deux à mes transports jaloux. Hélas I que ma douleur tromperait mon attente ! L'ingrat ne me verrait qu'aftligée et mourante, Loin de les immoler, me traîner à l'autel,. Et moi-même en mon sein porter le coup mortel : De leur hymen offrir pour première victime Un cœur qui sans amour aurait été sans crime. Ah ! lâche, si tu veux t'immoler en ce jour. Que ce soit à ta gloire, et non à ton amour. N'importe, il faut le voir : un repentir peut-être A mes pieds malgré lui ramènera le traître. Pour mon père du moins implorons son secours ; Lui seul peut m'assurer de si précieux jours. Heureuse que ce soin puisse aux yeux d'un parjure Voiler ceux que l'amour dérobe à la nature l

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