CATILINA, TULLIE
CATILINA
Quoi! madame, aux autels vous devancez l'aurore 1 Eh! quel soin si pressant vous y conduit encore? Qu'il m'est doux cependant de revoir vos beaux Et de pouvoir ici rassembler tous mes dieux ! [yeux,
TDLLIE.
Si ce sont là les dieux à qui tu sacrifies, Apprends qu'ils ont toujours abhorré les impies, Et que, si leur pouvoir égalait leur courroux, La foudre deviendrait le moindre de leurs coups.
CATILINA
TuUie, expliquez-moi ce que je viens d'entendre : Ma gloire et mon amour craignent de s'y méprendre, Et si nous n'étions seuls, malgré ce que je voi, Je ne croirais jamais que l'on s'adresse à moi.
TULLIE. [m'adresse,
Ah! ce n'est qu'à vous seuls, grands dieux ! que je Et non à des cruels qu'aucun remords ne presse, Monstres dont la fureur brave les immortels, Et que le crime suit jusqu'au pied des autels ; Qui, lo ut baignés d'un sang (jui demande vengeance, Osent des dieux vengeurs insulter la présence.