‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 291 sur 454 · ACTE ni, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE ni, SCENE III

Mais, avant que la nuit vous éloigne de nous, Je vais vous expliquer ce que j'attends de vous. Tout semble me livrer une ville alarmée; Mais loin de ses remparts Rome a plus d'une armée. Que le sénat ici tombe sous mes efforts, Ce n'est point accabler ce redoutable corps Qui renaît de lui-même, et qui se multiplie Dans l'univers entier comme dans l'Italie, Que je vaincrai souvent sans le rendre soumis, Et qui me cherchera toujours des ennemis. Je veux, si les destins me sont peu favorables. Trouver dans les Gaulois des amis secourables, Quelque retraite enfin dans un jour malheureux: De vous, de vos amis, c'est tout ce que je veux.

SUNNON.

Ah! dès que votre bras s'arme pour la justice, 11 n'est point de Gaulois qui ne vous obéisse : Je vous réponds de tous.

CATILINA

Quels seront vos garants ?

SUNÎïON, lui présentant la main.

Touchez dans cette main; ce sont là nos serments. Adieu, Catilina. Quelqu'un vient; c'est TuUie.

(il sort.) CATILINA, peul.

Que sa triste vertu me pèse et m'humilie ! Fuyons ; n'exposons point tant de fois en un jour Des cœurs néspour la gloire aux attraits de l'amour.

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