‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 308 sur 454 · CICÉRON, CATON, LUCIUS · texte numérisé non relu

CICÉRON, CATON, LUCIUS

LUCIDS.

Qu'à l'instant près de vous Pétréius va se rendre ; J'entends déjà son nom voler de toutes parts. Et déjà ses soldats ont bordé les remparts. Sans le secours heureux que le ciel nous envoie, Aux plus cruelles mains Rome allait être en proie. Nous avons vu trois fois le fler Catilina S'élancer en fureur du palais de Sylla, Renverser, foudroyer nos plus fermes cohortes; Trois fois, mais vainement, il a tenté les portes. Je l'ai vu presque seul se mêler parmi nous; J'ai vu Céson lui-même expirer sous ses coups. De qui l'ose attaquer la ruine est certaine, Et Rufus contre lui ne se soutient qu'à peine. Seigneur, il m'a chargé de vous en avertir.

CATON

Je vois nos chevaliers : il est temps de partir. SCÈNE IV

aCÉRON, CATON, TULLIE.

TOLLIE.

Seigneur, où courez-vous, tandis que le carnage Au soldat furieux laisse à peine un passage?

CICÉHON.

Rassurez-vous, ma fille, et restez en ces lieux : Bientôlnous reviendrons y rendre grâce aux dieux: Ce temple, en attendant, vous servira d'asile. Que sur Rome et sur moi votre cœur soit traiîquille.

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