‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 345 sur 454 · DARIUS, ARTABAN, TISSAPHERNE · texte numérisé non relu

DARIUS, ARTABAN, TISSAPHERNE

ARTABAN. [faire?

Que prétendez-vous Gardez-vous d'écouter un transport téméraire : Le roi n'est pas encore éloigné de ces lieux.

DARIUS

Porte ailleurs tes conseils et tes soins odieux ; Remplis, sans discourir, les ordres de mon père. Si tu ne veux toi-même éprouver ma colère.

ARTABAN

Seigneur, écoutez-moi, le cœur moins prévenu: Je vois bien que le mien ne vous est pas connu. De vos cruels soupçons l'injuste défiance. Vos mépris pour Barsine et pour mon alliance. Un roi que je pourrais nommer votre tyran. N'ont point changé pour vous le respect d'Artaban. Touché de vos vertus plus que de vos outrages, Mon cœur à vos mépris répond par des hommages ; Heureux si, dans l'ardeur de me venger de vous. Ce cœur d'un vain honneur eût été moins jaloux ! C'est moi qui par mes soins ai porté votre père A parer de vos droits un fils qu il vous préfère : Mais, hélas! qu'ai-je fait, en y forçant son choix, Que priver l'univers du plus grand de ses rois ? Je sens que contre vous un dessein si perfide Est moins un attentat qu'un affreux parricide, Que ne saurait jamais réparer ma douleur Qu'en signalant pour vous une juste fureur. Ce discours, je le vois, a de quoi vous surprendre,

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