ACTE II, SCÈNE I. 3 'i
Et l'on te brave encore ! Ah ! ma perte est jin-L'O, Mon rival m'a fait voir qu'elle était assurée ; Glaucias abandonne un fils infortuné, Qu'on ne braverait pas, s'il n'était condamné. On me voit dans les fers avec indifférence ; On n'a pour mon rival que de la déférence : Glaucias à mes yeux le nomme son appui ; C'est son dieu tutélaire, enfin c'est tout pour lui. Cependant, si j'en crois ma juste défiance, Mon père a de ce fils supposé la naissance. Le mystère profond qu'il me fait de Pyrrhus, Un respect qu'il ne peut cacher pour Hélénus, Et sur ce pomt, malgré sa prévoyance extrême, Quelques mots échappés à Glaucias lui-même, N'éclaircissent que trop ses funestes secrets. Hélénus, tu n"es pas ce que tu nous par.iis. Je vois que c'est à toi que l'on me sacrifie, Et je pourrais d'un mot mettre au hasard ta vie : Mais un trait si perfide est indigne de moi, Et je veux être encor plus généreux que toi. Puisqu'on me l'a permis, allons trouver mon père ; De ses délais enfin je perce le mystère : Mais, sans nous prévaloir de son secret fatal, Montrons-nous aujourd'hui plus grand que mon Humilions son cœur en lui faisant connaître [rival; Des sentiments d'honneur qu'il n'aurait pas peul-
[ètre.