‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 384 sur 454 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

NÉOPTOLÈME

Dans quel étonnement laisse-t-il mes esprits!

Peut-on jusqu'à ce point abandonner un fils?

Est-ce férocité, vertu, devoir, courage ?

De quel nom appeler ce bizarre assemblage ?

Quel oubli de soi-même ! et quel mélange affreux

De père sans tendresse et d'ami généreux !

Dépouille-t-on ainsi les entrailles de père ?

Quelles sauvages mœurs ! ou plutôt quel mystère!

Je l'ai trop admiré sur sa fausse vertu :

De soins bien différents un père est combattu.

Glaucias m'abusait ; et son indifférence

Pour un fils sur qui va retomber ma vengeance

Me fait voir où mon bras doit adresser ses coups ;

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