ACTE I, SCÉXE m
De celui-ci mon cœur n'aurait osé se plaindre, Si ce cœur, pénétré de vos soins généreux, N'avait cru vous devoir de si tendres aveux. C'en est fait, Clodomir ; la fortune inhumaine Vient de briser les nœuds d'une innocente chaîne. Plaignez-moi, plaignez-vous ; mais respectez mon
[cœur, Ses regrets, son devoir, sa gloire et sa candeur. Un rival... (à ces mots, ne craif^nez rien d'Oclave: Un tyran à mes yeux ne vaut pas un esclave) ; Un rival plus heureux va causer nos malheurs ; Et je n'oserai plus vous donner que des pleurs. Pour la dernière fois écoutez leur langage : Votre amour n'en doit pas exiger davantage. Le fils du grandPompée... Hélas! que n'est-ce vous? Que j'eusse avec plaisir accepté mon époux ! C'est vous en dire assez, et j'en dis trop peut-être. Adieu. Bientôt Sexlus en ces lieux va paraître ; Consultez mon devoir... Ah ! fuyez, Clodoniii' : Quelqu'un vient, et je crois que cest un triumvir. Mon père vous attend.