‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 417 sur 454 · CICÉRON, LÉPIDE · texte numérisé non relu

CICÉRON, LÉPIDE

CICÉRON

Près de voir consommer mon destin déplorable,

(Montrant le tableau des proscrits.)

Et parer de mon nom cette odieuse table, Je ne m'attendais pas qu'un lâche triumvir Vînt m'apporter lui-même un ordre de mourir. Hélas ! c'est aujourd'hui tout ce que je désire: Vous n'aurez pas besoin, cruel, de me proscrire.

LÉPIDE

Rendez plus de justice aux soins d'un tendre ami.

CICÉRON

Eh ! quel autre dessein peut vous conduire ici ? Lépide, est-ce bien vous ? Quoi ! ce même Lépide Qui s'enorgueilHssait d'une vertu rigide, De nos derniers malheurs sacrilège artisan, A mes yeux indignés n'offre plus qu'un tyran l

LÉPIDE

Cicéron, respectez l'amitié qui nous lie :

Quoi ! si savant dans l'art de lire au fond des cœurs,

C'est vous qui des tyrans m'imputez les fureurs i

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