‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une notice par m. Auguste VituChapitre 422 sur 454 · ACTE H, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE H, SCÈNE I

Ne connaît pas encor tout le cœur de Tullie. Non, ne lui laissons plus ignorer un secret Que ma tendre amitié lui cachait à regret. Clodomir, devenu le fils du grand Pompée, Ne pourra me blâmer de l'avoir détrompée. Unissons-les ; donnons à César un rival Dont le nom seul pourra lui devenir fatal. Essayons cependant de fléchir un barbare, Pour suspendreles coups que sa main nous prépare; Mais, s'il veut s'emparer du pouvoir souverain, A son ambition nous pourrons mettre un frein. Dieu puissant des Romains, indomptable génie, Aujourd'hui Dieu du meurtre et de la tyrannie, Si je ne puis changer tes décrets immortels, Fais-moi du moins mourir au pied de tes autels!

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