‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 1135 sur 1518 · D. CÉS.4K · texte numérisé non relu

D. CÉS.4K

En pouvez-vous douter?

J'admirais à le voir, qu'on me l'ci'it pu vanter, Un liomme qui parait n'aimer qu'à faire rire.

J'y trouvais comme vous quelque chose à redire. Je le cherchais en lui, mais je savais en gros Qu'il était honnête homme, et j'étais en repos. Ai-je eu tort de vouloir toujours le mariage?

Maisquand cet imposteur joue unfaux personnage, Où le vrai don César peut-il être ?

D. CÉSAR

A Madrid.

En étes-vous content du côté de l'esprit?

D. CÉSAR

Vous le verrez, du moins on l'estime à Séville, 11 a l'humeur accorte, obligeante, civile ; Et si depuis l'instant que nous nous sommes vus. Je l'aimais un peu moins, j'en pourrais dire plus; Mais l'amilié séduit alors qu'elle est extrême.

Vous l'aimez donc, mon frère?

D. CÉSAR

A. l'égal de moi-môme.

S'il l'a pu mériter, il doit être parfait :

Mais, mon frère, daignez m'achever son portrait.

L'air, les traits?

j D. CÉSAB.

Tel que moi. Ce rapport de visage Est ce qui l'un pour l'autre àl'envi nous engage. Le voulez-vous, ma sœur, accepter pour époux?

Comment le refuser, s'il est fait comme vous ? Mais ce faux don César qu'ici l'on voit paraître, Seditle vrai, comment peut-il ne le pas être? Mon père qui connaît l'écriture du sien, A pour lui...

D. CÉSAR

Là-dessus, ne me demandez rien.

Le temps éclaircira cet embrouillé mystère.

Allez donc en donner la nouvelle à mon père. Afin qu'instruit du piège, il puisse, en l'évitant. S'assurer, s'il le faut, du fourbe qui le tend.

D. CÉSAR

J'y vais; mais, attendant que don César vous voie. Je pourrai lui parler ; que voulez-vous qu'il croie, Ma sœur ?

Que s'il est tel que vous me l'avez peint... Adieu, mon frère.

BÉATUIX, ù D. César.

On fuit, bonne marque, on vous craint.

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