SCÈNE I D. FERN.VND, D. CÉSAR, CARLIN
J'ai, pour les confronter, envoyé chez Enrique ; Mais, mon fils, contre vous je crains qu'il ne s'ex- Lui-même, enlevoyant, l'atantôtreconnu. [plique, Pour épouser ma fille il sait qu'il est venu, Et par trop de raisons prend part à mes affaires, Pour vouloir appuyer des fourbes si grossières.
D. CÉSAR
Je le sais; mais croyez que, dès qu'il me verra.
Quoi qu'il ait pu vous dire, il le désavouera.
Les choses quelquefois se peuvent mal entendre.
D. FERNAND
Mais il a regardé, vu, contemplé mon gendre.
D. CÉSAR
Ses yeux, dans ce moment, l'auront mal éclairci. Us l'ont trompé.
D. FERNAND
Les miens me trompent donc aussi ?
J'ai pour ce don César, qui n'a pas l'art de plaire. Reçu présentement des lettres de son père. Qui nous mandeàtousdeuxquesur certaine mort La partie est contente, et qu'on a fait l'accord.
D. CÉSAR
L'accord est fait? Tant mieux. J'attends de don Alon- Sur des avis donnés, une prompte réponse, [se. Qui vous confirmera les choses que je dis.
D. FERNAND
Mais les vingt mille écus qu'il m'a par lui remis ?
Pur hasard.
D. FERNAND. [drC ,
Croyez-moi, l'on cherche à vous surpren- Comme nouveau venu vous avez la foi tendre. Quelqu'un hait don César, et vous a contre lui...
D. CÉSAR
Non, je ne parle point sur le rapport d'autrui, Je connais don César.
D. FEBXAN0.
La chose est difficile.
D'où? Comment! Et de quand?
D, CÉSAR
Je l'ai vu dans Séville.
D. FERNAND
Dans Séville ! Avez-vous été là de Cadix?