SCÈNE II LÉONARD, D. JUAN
LlioN.iHD.
Je vous trouve h propos.
U. JUAX.
Mes vœux sont satisfaits, Et l'heur de vous servir fait mes plus grands sou- (Jue me commandez-vous? [hails.
L1SUN.\RD, bas.
Ail, que c'est grand dommage Que cette làclieté noircisse son courage. Et qu'un liommc sorti d'un sang dont on fait cas L'ose déshonorer par un crime si bas!
Qui le prendrait jamais pour voleur, à la mine?
D. JUAN, b,is.
D'oùvicntqu'enparlantseuldesyeux il m'examine? Aurait-il pu déjà découvrir notre amour, Et que, pour l'abuser, je feins uu faux retour? 0 destiu ! 0 fortune à me nuire trop prompte !
LÉONARD, bas.
Je ne puis nie résoudre à le couvrir de honte ; Parlons-lui, mais feignons de croire seulement Que de quelque autre main il ticut mou diamant.
Pour vous dire en denxmotsie sujetqui m'amène, C'est pour certain bijou dont je suis fort eu peine; On me vient d'assurer qu'il est entre vos mains.
u. JUAN, bas.
Qu'en peu de temps le sort renverse mes desseins !